Carl Jung

 

 

C. G. Jung

Ma Vie

A l'âge de 81 ans, Carl Jung entreprit de raconter l’histoire de sa vie. Je relis ce livre tous les ans et, chaque fois, j’y trouve une source d’inspiration différente, comme le symbole du rhizome: 
“La vie m’a toujours semblé être comme une plante qui puise sa vitalité dans son rhizome; la vie proprement dite de cette plante n’est point visible, car elle gît dans le rhizome. Ce qui devient visible, au-dessus du sol ne se maintient qu’un seul été, puis se fane... Apparition éphémère... personnellement je n’ai jamais perdu le sentiment de la pérennité de la vie sous l’éternel changement. Ce que nous voyons, c’est la floraison -et elle disparaît- mais le rhizome persiste. Au fond, ne me semblent dignes d’être racontés que les événements de ma vie par lesquels le monde éternel a fait irruption dans le monde éphémère. C’est pourquoi je parle surtout des expériences intérieures. Parmi elles je range mes rêves et mes imaginations.”

Patricia Goss

Meeting (Albâtre Orange)

Par un bel après-midi d’été, je pénétrais dans le jardin de Patricia Goss, femme sculpteur. Patricia Goss sculpte le marbre, le calcaire et l’albâtre. Ce jour-là, elle avait disposé ses sculptures autour de son jardin. Chaque recoin offrait une facette différente de l’oeuvre de l’artiste. Je passai  plusieurs heures à contempler ces sculptures, chacune d’entre elles me touchant profondément par leur beauté et leur lumineuse spiritualité.

David Wagner

Trees

David Russell Wagoner

Mon poème favori du poète américain David Wagoner

Perdu

Arrête-toi. Les arbres devant toi et les buissons près de toi
Ne sont pas perdus. Où que tu sois, cela s’appelle: Ici,
Et tu dois le traiter comme un étranger qui en impose,
Tu dois lui demander la permission de le connaître et de te révéler à lui.
La forêt respire. Ecoute. Elle répond,
J’ai créé cet endroit autour de toi.
Si tu le quittes, tu peux y revenir, en disant: Ici.
Il n’y a pas deux arbres semblables pour le corbeau.
Il n’y a pas deux branches semblables pour la fauvette.
Si tu n’es pas présent pour l’arbre ou le buisson,
Alors tu es vraiment perdue. Arrête-toi. La forêt sait
Où tu te trouves. Tu dois la laisser te trouver.

(Traduction Elisabeth Pomès)

 

 

 

 

Jon Kabat-Zinn

Rester Présent A Ce Qui Est

Jon Kabat-Zinn est le fondateur du programme de relaxation du centre médical de  l’université du Massachusetts. Ce programme a été créé pour aider les personnes atteintes de maladies chroniques. Dans cet entretien, Jon Kabat-Zinn explique la sagesse qui consiste à rester présent et à accepter la réalité telle qu’elle est:

“Et si on s’acceptait absolument tel que l’on est? Et si on acceptait notre situation  sans penser à l’améliorer? Cela serait un acte radical de sagesse profonde, parce que l’on cesserait de se battre pour vouloir changer ce qui est déjà là. L’on pourrait voir qu’à l’interieur de la tristesse, de la douleur, du désespoir, il y a une sorte de beauté, d’humanité, qui comprend la loi de l’impermanence. L’on comprendrait que toute chose se doit de changer, que nous devons laisser aller des êtres aimés et qu’il est impossible de contrôler l’univers... Même au plus profond de l’obscurité, il y a cet élément de beauté, de symétrie du monde naturel.”
Witness to Fire

 

Linda Schierse Leonard

Témoin du Feu- Créativité et le Voile de L’Addiction

Le phenomène de l’addiction dans notre société me fascine. Alcool, drogue, sexe, nourriture, jeu, aventures romanesques, argent, pouvoir, contrôle: telles sont les principales addictions de notre siècle. Alors que j’écrivais sur le thème de l’addiction au jeu, je me posais la question: l’addiction peut-elle avoir une signification? Que demande l’addiction de l’être humain? Est-il possible de briser les chaînes de l’addiction et de retrouver un sens à la vie à travers la créativité? Ce livre brillant m’a permis de répondre à certaines de ces questions et m’a ouvert de nouveaux horizons sur le problème de l’addiction.

Mary Oliver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mary Oliver

Les Oies Sauvages

Tu n’as pas besoin d’être sage.
Tu n’as pas besoin de marcher à genoux 
pendant des kilomètres pour expier tes fautes.
Tu n’as qu’a laisser le doux animal de ton corps
aimer ce qu’il aime.
Raconte-moi ton désespoir, et je te raconterai le mien.
Pendant ce temps le monde continue de tourner.
Pendant ce temps le soleil et les cailloux de pluie
se déplacent au-dessus des paysages,
au-dessus des prairies, des arbres,
des montagnes et des rivières.
Pendant ce temps les oies sauvages, volant haut dans l’air pur et bleu,
s’en retournent chez elles.
Qui que tu sois, même dans ta solitude,
le monde s’offre à ton imagination;
il t’interpelle comme les oies sauvages,
brutalement, fièvreusement,
encore et toujours,
annonçant ton arrivée
au sein de la famille naturelle.

(Traduction Elisabeth Pomès) 

Extrait de Dream Work (1986) Pour une lecture plus approfondie...